WordPress et l’hébergement mutualisé

WordPress et l’hébergement mutualisé

Avant de parler des hébergements à proprement dit, parlons d’abord des performances de WordPress.

Vous remarquez que cet article est d’abord accès sur l’utilisation de WordPress mais s’adapte très bien à tous les développeurs web, qu’ils soient utilisateurs de CMS, de CMF, de Frameworks ou encore quelques courageux qui codent encore tout à la main.

Historique des performances WordPress

WordPress n’est pas connu pour être extrèmement léger. On ne pourra pas lui enlever que depuis les versions 2, il a connu un net progrès à ce niveau

  • un code plus propre,
  • des fonctions plus légères
  • des plugins mieux contrôlées et notées
  • des systèmes de mise en cache comme WP Super Cache ou W3 Total cache qui accélèrent les traitements

…mais malheureusement avec encore beaucoup de requêtes de base de données.

Après avoir hébergé pendant des années des WordPress sur des espaces mutualisés, j’ai remarqué, une fois leurs statistiques au top, que l’expérience utilisateur était nettement affaiblie.

C’est normal, mon capitaine !

Pas vraiment non, car WordPress persiste à se poser sur des bases très lourdes, le prix a payer pour être aussi facile d’utilisation probablement.

Il faut néanmoins comprendre une chose avant d’aller plus loin, il est fortement conseillé de passer sur des serveurs de plus en plus puissants au fur et à mesure de votre avancée sur le web.

1. L’hébergement mutualisé , un HLM sur internet

Je serai catégorique là-dessus. Tout site sérieux NE DOIT PAS démarrer sur un serveur mutualisé. Penchez-vous plutôt vers les dédiés virtualisés type VPS (de faux dédiés cqfd.) mais avec des performances et une plus grande maitrise de son hébergement. Pourquoi ?

1. Des performances partagées et donc légères

Un hébergement, ce n’est rien d’autre qu’un pc qui tourne pour vous. Un processeur, des barrettes de RAM, un disque dur. Sur un serveur mutualisé vous n’êtes qu’un dossier sur un pc utilisé par toute la famille et sur lequel vous voulez faire tourner un logiciel avec déjà 300 autres logiciels qui tournent. Tentez sur votre pc, ça sera lent et défectueux.

2. Vous n’avez pas les droits nécessaires

Il faut savoir que sur un hébergement mutualisé, vous n’aurez accès à pas grand chose. Aucun accès aux configurations… forcément ce n’est pas à vous. Vous ne pourrez pas éditer les fichiers aussi importants que httpd.conf, php.ini et autres configurations de phpmyadmin. En gros, vous devez vous adapter et pire, adapter les performances de votre site à des configurations parfois ubuesques.

3. La sécurité.

Le voisin a une fuite, c’est chez moi que ça coule. C’est comme cela qu’on peut résumer. Si votre voisin tourne encore sur une version 3.4 avec un RevSlider et qu’il se fait pirater par attaque DDOS simple, votre site tombera avec lui. Pire, vous partagez la même base de données…. imaginez la fête si, suite à une faille d’un de vos collocataires le “root” de la base de données tombe, ça sera tout autant la fête de vos données et celles de vos visiteurs. Le plus regrétabble est d’avoir un voisin disgracieux qui enverra du spam par le biais de son hébergement… les opérateurs internet vous banniront avec lui.

C’est comme ça sur le net, quand un voisin fait du bruit, c’est tout le bâtiment qui est en quarantaine.

4. Adresse IP Dédiée

Oubliez la, vous ne l’aurez pas. Impossible donc d’être bien ciblé par les FAI (Fournisseur d’Accès Internet) ou encore mieux, protéger vos boites mails des spamfilters.

2. Les moyens, l’investissement réel

Quand vous lancez un projet web, vous devez vous projeter dans le futur, investir pour l’avenir et non pas tourner au jour le jour. Choisir des solutions comme les VPS (Virtual Private Server) à traduire par Serveur Privé Virtuel ou carrément aller vers des serveurs dédiés (pour les plus courageux)

C’est sur ce principe de base que vous devez partir.

1. Se projeter dans le futur

Voir non pas en semaines mais en années. On le sait tous, le temps passe vite et vous allez vite vous retrouver débordé par les menottes qu’on vous a mises.

2. Ajouter de la souplesse

Votre hébergeur vous prendra plus au sérieux si vous avez un VPS ou un serveur Dédié, bien plus que sur un mutualisé. Oui, la vie est injuste mais plus vous payez plus le support sera compétent et ça chez la plupart des grands hébergeurs français ou américains que j’ai pu rencontrer.

3. Imaginer changer de plateforme ou rattacher d’autres sites

Un jour, si WordPress vous embête ou que vous souhaitez vous axer vers une nouvelle plateforme que vous connaissez d’avantage, refonter le site demandera un espace de développement, de beta-testing etc. Pas moyen de faire ça sur un hébergement mutualisé sans risqué de tout fausser.

Grand fan de technologie comme Symfony ou Laravel, vous aurez du mal à bosser sérieusement avec ces frameworks sur un hébergement mutualisé qu’on retrouve à 60 euros / an

Oui mais c’est cher…

  • On a rien sans rien.
  • Le pas cher revient cher.
  • Quand on veut quelque-chose, on y met les moyens.
  • Un chercheur d’or ne devient pas riche en fouillant dans une flac d’eau (celle la je viens de l’inventer ;P )

Je m’arrête là, tout le monde m’aura compris…

Alors quoi choisir en le VPS et le Dédié ?

Si vous n’avez aucune compétence technique ou trop moyennes selon votre jugement, oubliez de suite le Dédié. C’est très lourd à gérer même si des solutions comme Plesk, Cpanel ou Webmin (dinosaure spotted) vous sont offertes. C’est un conseil d’ami.

Le VPS

La plupart des hébergeurs vous proposeront des solutions intéressantes et des configurations pré-installées qui raviront 90% des webmasters et même des développeurs. Une fois qu’un hébergeur correct propose ce genre de solution, ils n’y mettent pas le personnel technique débutant, soyez-en sûr.

Il faut néanmoins avoir certaines connaissances en gestion de serveur, UNIX ou Windows Server selon la solution choisie.

Son tarif approche celui de certains hébergements mutualisés très gourmands. Le pas est donc vite franchi.

Le Dédié

Recommandé plutôt pour les Geeks aguérris. Celui qui a la sortie de FreeBSD a commencé à l’installer sur un VMware Worstation pirat… acheté ou qui continue en VirtualBox à installer des distributions DEBIAN pour tenter d’installer son hébergement web depuis chez lui sur l’adresse IP qu’il vient d’acheter avec sa prime de fin d’année. Bref, si vous n’avez jamais fait ça, oubliez le serveur dédié, sauf si vous apprenez vite, très très vite…

Conclusion

Tout est une question de besoin. Si vous pensez ne jamais aller plus loin que votre blog perso, restez sur un hébergement mutualisé. Si vous voulez vous donner les armes pour bien démarrer et dormir sur vos deux oreilles pendant quelques mois, tournez en VPS et investissez sur la publicité les yeux fermés. Si vous avez une âme de guerrier, que vous avez les moyens et que vous êtes sûr de rapidement rentabiliser avec le nouveau facebook que vous venez d’inventer, partez sur un serveur dédié.

Le tout c’est de suivre vos statistiques, votre traffic (entrée sortie données) et vos performances pour être sûr de ne jamais être pris par surprise.

En attendant de franchir le pas, je vous souhaite d’heureuses fêtes pour cette fin d’année 2014 🙂

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